samedi 7 juillet 2012

Travail et vacances / 仕事と休み

Et le post du mois de juillet est arrivé ! Je vous jure que j'essaye autant que faire se peut, de tenir à jour ce blog régulièrement mais je vous assure que trouver du temps et de la motivation pour ça demande un effort herculéen...
Sur ces belles paroles, je voulais vous parler des... VACANCES \(^-^)/ aujourd'hui.
J'en vois déjà arriver et me dire : C'est un mot qui existe, en japonais ?
Oui oui, ça se dit 休み (Yasumi), et même parfois バカンス (Bakansu) qui ressemble étrangement au mot "vacance" en français une fois prononcé.

 

Au Japon, dépendamment de votre boulot, vous avez le droit à un certain nombre de jours de vacances dans l'année. Je dirais que pour un "salaryman" qui est le poste de larbin , enfin, d'employé de bureau, le mec commun qu'on croise partout quoi ! Le mec qui a le même job que monsieur tout le monde, peut espérer une dizaine de jours par an. Certains, plus chanceux peuvent bénéficier jusqu'à 2 semaines, et seuls quelques élus parviendront à obtenir 3 semaines. Au-delà, faut pas rêver ! Le Japon n'est pas un pays qui marche au ralenti et les "vacances" ne sont pas souvent vues d'un bon oeil par les supérieurs. En dehors de ça, il reste quand même pas mal de jours fériés, disséminés ici et là.
D'une manière générale, la vie au Japon, et particulièrement ici à Tokyo est définitivement plus rude, active et compliquée qu'en France. Et j'ose tenir ce propos en ayant jamais officié en tant que tel dans mon beau pays, mais je peux me permettre de faire cette constatation sur ce que j'ai découvert ici :

 

Si vous voulez être un bon "salaryman" (où office lady), voici les critères :

1) Jurer fidélité et obéissance à votre entreprise et à vos supérieurs. (Dans un billet précédent, j'avais expliqué brièvement que la hiérarchie est sacrée dans ce pays).

2) Pas de place à la créativité, ni à la fantaisie : Des chiffres, du concret ! Ne sortez pas du "lot" et pliez vous à la politique de l'entreprise. (Ça aussi je l'avais brièvement expliqué dans un post précédent, même quand vous avez raison, vous avez tort, un point c'est tout !)

3) Venir plus tôt et partir plus tard. (C'est une règle d'or, personne ne s'y déroge. Vous devriez même être reconnaissant envers l'entreprise qui vous fait vivre vous et votre famille ! Et tant pis pour eux si vous ne les voyez presque pas.)

4) Aller boire avec vos collègues et vos boss dès que l'occasion se présente. (Vous avez eu une dure journée, vous ne rêvez que de rentrer chez vous, vous installer dans le sofa auprès de votre femme et de vos enfants en buvant une bonne bière !? Que nenni ! Après avoir passé 12h avec vos collègues de bureau, vous irez boire et manger avec eux jusqu'au bout de la nuit et reviendrez le lendemain matin en étant opérationnel. Certains poussent le vice et se retrouvent dans cette situation tous les soirs).

5) Faire toujours mieux. (Ce que vous faites ne sera jamais parfait. Faites mieux, encore et encore ! Je crois que là, ça se passe de commentaire...)

Je ne suis pas un expert sur le sujet mais en France il me semble que nos critères de productivité sont sommes toutes très différents.

 

1') Je dirais que par chez nous, la hiérarchie est bien sûr très importante mais on parle d'humain à humain, à aucun moment il n'a été question de déifier telle ou telle personne.

2') Au contraire, on va chercher à démarquer les employés en fonction de ce qu'ils savent faire, en n'hésitant pas parfois à jeter la compétition. Monsieur A pourrait avoir de meilleures idées que Madame B et ainsi de suite. Chose inimaginable au Japon où chacun finira par trouver sa place, mais à rang égal !

3') En France, on remarquera surtout si vous n'arrivez pas à l'heure mais si votre boulot de la journée est fini et que l'horloge "retarde" de 5 minutes, personne ne vous dira jamais rien.

4') Là c'est le monde à l'envers, on est censés nous français, d'origine latine, aller faire la fête dès que possible. Je ne sais pas vous mais moi, quand j'ai fini une bonne grosse journée de travail, la dernière chose dont j'ai envie, c'est de me retrouver avec mes collègues à picoler...

5') Et là encore, je crois que les patrons français, bien qu'exigeants, sont plus faciles à satisfaire que les patrons japonais dont les objectifs ne sont pas faits pour être atteints, mais surpassés.

Voilà, encore un article qui vous explique d'un point de vue très personnel, comment le travail est fait en France et au Japon. Je suis dans un autre monde, je vous dis !
Sinon, moi en ce qui me concerne, je n'échangerais jamais ma place pour aller bosser chez Toyota où Sony. La restauration, ça a du bon !

vendredi 22 juin 2012

Les renouvellements de visa / ビザの更新

Bonjour tout le monde !

Un billet simple qui pourrait être utile à celles et ceux qui se posent quelques questions par rapport à leur séjour au Japon.
Vous êtes arrivés il y a 1 an ou plus en école de langue et vous vous demandez comment faire pour rester légalement plus longtemps ? Lisez la suite !

Dans les posts précédents, je vous parlais de la façon d'obtenir le "Certificate of Eligibility", le "Student Visa" et la façon de passer d'une école de japonais à une université 「大学」 ou une école vocationnelle. 「専門学校」
Mais dans ce dernier topic, je n'en disais pas trop sur le processus administratif. Et si j'ai choisi d'en faire un article aujourd'hui c'est tout simplement parce que trouver des informations sur le net est très difficile. Vous parler de mon cas reste donc l'explication la plus simple vu que je vais la ponctuer d'exemples concrets.
On aura compris que le Japon est un pays très difficile d'accès, c'est vrai pour les travailleurs mais ça l'est aussi pour les étudiants étrangers.

Concrètement, après une année passée en école de langue, vous avez le choix :

1) Aller travailler 「就職活動」 si vous êtes déjà sponsorisé par une entreprise et à la condition sine qua non d'être déjà titulaire d'une licence dans votre pays. En dessous, c'est même pas la peine d'y penser.

2) Aller à l'université où en école vocationnelle 「進学」. Et là, c'est le début de la bataille ! Tout comme la France, ici, on aime la paperasse et croyez-moi, on sait y faire !
Aussi, vous n'aurez pas besoin de CHANGER de visa mais de le RENOUVELER.
On vous demandera donc :

- Un formulaire de renouvellement de visa. (Fourni par votre école).

- Un formulaire de demande d'extension de permis d'activités rémunérées. (Facultatif, si vous n'avez pas de job à temps-partiel, vous n'en aurez pas besoin).

- Preuve de fonds suffisant pour l'année en cours, que ce soit dans votre pays ou ailleurs. (Faire attention en particulier sur votre source de revenus, si vous vous suffisez à vous-même, ils n'aiment pas voir que vous gagnez peu où trop d'argent. À vous de vous situer dans le bon équilibre).

- Preuve d'admission à votre nouvelle école. (Au Japon, on passe des examens d'entrée pour les établissements d'enseignement supérieur).

- Garant(s) (Facultatif mais fortement conseillé).

- JLPT (Diplôme officiel d'aptitude en Japonais) Level 1 ou 2. (Facultatif, mais pèse dans votre dossier).

- Bulletin montrant les notes obtenues pendant votre scolarité en école de japonais. (Inutile de préciser, plus elles sont bonnes, mieux c'est. À savoir que votre attitude aussi est notée.)

- Certificat de présence scolaire dans votre école de japonais. (En dessous de 80% et c'est direction l'aéroport ! À moins bien sûr d'avoir une très bonne excuse avec certificats médicaux etc...)

- Certificat de présence scolaire dans votre nouvelle école. (Mêmes conditions).


Vous avez réuni tous les papiers et ça vous a pris un mois ? Vous vous dites que le plus dur est passé !? ^__^v
On peut encore mieux faire, maintenant il faut aller à l'immigration, armé de votre dossier en béton et attendre quelques heures pour faire la demande.
Si un papier est manquant ou si une faille venait à se faire détecter, on vous priera de bien vouloir repasser un autre jour. Vous n'imaginez pas la foule d'étrangers qu'il peut y avoir. D'autant plus que je déteste l'endroit où le bureau est situé. Bref, ceci à part.

Votre dossier a été déposé, il vous faudra attendre entre 2 semaines à 1 mois. Un jury se concertera et passera au crible votre demande pour voir si toutes les conditions sont réunies et ensuite vous recevrez une notification postale vous disant de bien vouloir revenir. Ça ne veut toujours pas dire que c'est ok !
Pour ma part, ça a pris 2 semaines et j'ai eu mon extension ! (Moyennant quand même 40€ pour le timbre fiscal).
D'autres élèves de ma classe se sont vus refuser leur requête pour des raisons diverses. (Taux d'abstention à leur école de langue trop élevé, suspicion quant aux sources de revenus, suspicion quant aux intentions réelles d'étudier etc... La liste est longue).
Pourtant, et c'est là que le bât blesse, l'école où l'université les avait déjà acceptés en toute connaissance de cause. Donc réfléchissez-y à 2x, l'école est un BUSINESS, vous êtes un élève, certes, mais aussi et surtout un CLIENT. Pour faire simple, le visa reste un problème qui est le vôtre et vous seul devez comprendre les conditions et les conséquences de vos actes.

Il faut "ceci" et "cela", est-ce-que je remplis les critères ? Si oui, pas d'hésitation à avoir. Vous savez pertinemment que dans un pays aussi strict que celui-ci en matière d'immigration, il est inutile d'espérer une quelconque indulgence.
Dans ma classe, comme je le disais plus haut, 2 élèves ont été expulsées et renvoyées dans leurs pays à cause de présence scolaire trop faible. On leur a laissé un délai à peine suffisant pour plier bagage. Une fois qu'on vous met dehors, il est difficile de revenir. Et la liste va encore s'allonger...

En tout cas, je suis content d'avoir eu mon "timbre" dans mon passeport et mon histoire d'amour avec le Japon ne se finira pas cette année. ^_^



À bientôt ! ;)