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mercredi 21 mars 2012

Université ou école vocationnelle / 大学か専門学校

こんにちは~ tout le monde !

Le thème d'aujourd'hui pourrait s'avérer utile à ceux qui voudraient se lancer dans l'aventure nippone. J'ai nommé : "Université ou école vocationnelle".

Après avoir bien appris le japonais et obtenu votre joli diplôme, "Le JLPT" (voir le lien en parallèle pour ceux qui auraient oublié). Vous vous rendez compte que déjà, et oui déjà, cela fait un an que vous êtes sur le sol japonais...
Les études terminées, vous parlez maintenant bien la langue mais vous devez rentrer chez vous.

Et c'est la qu'une petite voix dans votre tête vous dit un truc du genre... :"Pas question !! J'ai pas fait tout ça pour rien ! Si j'arrive pas à avoir mon visa de travail, je vais trouver un autre moyen mais je rentrerais paaaaaas >__<'"

Le gros problème du Japon, comme vous vous en doutez, c'est qu'il n'y a pas de place pour tout le monde. Les étrangers qui ont des visas de travail se font rares et ceci est dû à une loi qui stipule que "Si le travail en question peut-être effectué par un japonais, alors pas d'embauche extérieure".
Assez... direct mais terriblement efficace, ça explique d'ailleurs pourquoi la population est encore pas mal homogène.
L'autre gros problème, couplé au précédent, se révèle être le coût de la vie. Il paraît que le Japon est un pays difficile d'expatriation (langue, culture, différences économiques etc...)
Je ne parle volontairement pas des couples mariés dont le conjoint étranger dépend totalement de l'autochtone. En cas de divorce dans les 5 ans, "la porte, c'est par ici !"

Donc en regardant bien tout ça, on se dit qu'on vient déjà de claquer autour de 20'000€ en 1 an (mais quand on aime, on ne compte pas !), qu'on voudrait bien rester un peu plus mais la SEULE solution qui reste est... de continuer les études !
Le statut d'étudiant reste assez simple à obtenir et à prolonger... Le seul frein étant le fric.

Je vais parler de mon cas (car ça reste celui que je connais le mieux).
J'ai un diplôme national d'école professionnelle en "Organisation et production culinaire, service et commercialisation". Un bac pro obtenu en France, quoi. (Et ici, on s'en cogne des mentions...)
Mais en l'état, ça ne suffit pas pour travailler, il faut obligatoirement une licence (bac +2 en étant limite, bac +3 en étant à l'aise et si aucun diplôme... 10 ans d'expérience minimum avec fiches de salaires à l'appui...).

Donc mon diplôme est reconnu mais inefficace en l'état. L'avocat avec qui je me suis entretenu m'a dit que c'était "une arme qui allait être prise en compte dans 2 ans, quand je ferais ma demande de visa de travail".
En attendant, il me faut me diplômer soit d'une université, soit d'une école vocationnelle japonaise. La seule condition, c'est de ne pas repasser le même diplôme que j'ai déjà obtenu en France.


L'université au Japon est une preuve de réussite sociale. Y entrer demande beaucoup d'efforts... et encore une fois beaucoup d'argent. Il existe des universités privées, publiques, etc, mais toutes sont longues et chères... 4 ans d'études et ensuite c'est selon votre spécialité, ça peut aller de 10'000€ l'année pour les spécialistes de langues et cultures étrangères à 30'000€ pour ceux qui deviendront avocats et médecins. Le nom de l'école fait aussi le prix... Waseda et Keio en sont de parfaits exemples...
Mais le paradoxe est assez bluffant : Une fois entrés, le simple fait d'aller en cours régulièrement vous assure l'obtention du diplôme alors que nos universités en France appliquent un système contraire. Tout le monde entre mais peu de gens ressortent avec les diplômes... "Faut dire qu'on aime bien les grèves..."
Pour les étudiants étrangers, une fois un diplôme universitaire en poche "peu importe qu'il soit du Japon où d'ailleurs", sa demande de titularisation en tant que travailleur est d'office acceptée par l'immigration à condition bien sûr, d'être sponsorisé par une entreprise en relation avec le domaine étudié. Ce qui est rageant dans mon cas vu que je suis DÉJÀ sponsorisé, il me manque que le diplôme et je me MAUDIS de ne pas être allé plus longtemps à l'école alors qu'on me l'avait proposé... -__-'


Quant aux écoles vocationnelles, les cours sont tout aussi chers et ces écoles font également partie du système d'éducation le plus haut qui existe au Japon. Plus intensif, emploi du temps plus chargé que celui d'un universitaire mais certainement plus réactif une fois entré dans le monde du travail quand on sait que le programme ne dure que 2 ans à peine. Ces écoles ont pour but de former des spécialistes opérationnels en peu de temps.
Et pour les étudiants étrangers ? Disons que le risque de se voir refuser le "working-visa" existe. Il faut pouvoir établir un lien entre le diplôme obtenu et le travail qu'on s'apprête à faire sur place, le simple sponsoring ne suffit pas, il faut convaincre.

Dans mon cas, j'ai opté pour une école vocationnelle de business en import/export international.
La compagnie pour laquelle je bosse en part-time se développant actuellement à l'étranger, je crois qu'il faut mettre toutes les chances de mon côté. En tout cas, je m'accroche vraiment pour avoir le précieux sésame et vivre mon rêve à fond. Ça coûte cher d'avoir des rêves mais ce n'est rien comparé au retour que j'ai ;)



dimanche 1 mai 2011

L'école au Japon / 日本の学校



Bonjour tout le monde ! J'espère que vous allez au moins aussi bien que moi ! Cette fois-ci, je vais vous parler de l'école au Japon (sans déconner -_-) du moins, celle où je vais.

Mon école est située dans un quartier d'étudiants donc autant vous dire qu'il y' en a de partout ! Mais la mienne est spécialisée dans la langue japonaise pour étrangers et propose donc plusieurs niveaux. (Je suis en intermédiaire).
Les élèves qui composent les classes viennent de partout dans le monde : Corée, Chine, France, Belgique, États-Unis, en passant par la Norvège, la Mongolie et l'Allemagne etc...
L'atmosphère est franchement géniale et une seule langue commune : Le Japonais ! C'est vraiment la bonne affaire, comme on dit.

Nous sommes 18 élèves pour le moment, et nous avons 3 professeurs différents avec tous leurs propres méthodes d'enseignement mais bien sûr, nous utilisons les même manuels. Les cours sont parfaitement structurés et d'un prof à un autre, tout est réglé et ordonné comme du papier à musique. C'est assez étonnant.
J'apprends tous les jours de nouvelles choses et autant le début était plutôt simple, autant le niveau monte crescendo peu à peu, et c'est tant mieux !

Les profs sont tous très sympa et n'hésitent pas à prendre sur leur temps personnel pour nous aider, en contrepartie, ils imposent l'effort et la régularité.

Il y a des élèves qui ne viennent pas aux cours, pourtant, la validité de leur visa dépend de leur présence. Les profs, tout sourire, les prennent un peu à partie et n'hésitent pas à mettre la pression à ce genre d'élève. Dans des moments comme ça, on comprend un peu plus le mal-être de la société japonaise, où une personne fait partie d'un groupe et cette même personne seule, n'a pas de valeur. Celui qui ne joue pas le jeu et qui ne se plie pas à cette règle devient la cible... C'est comme ça.

On peut donc entendre : "Vos camarades viennent tous les jours à temps à l'école, pourquoi n'y arrivez-vous pas ?" ou encore "Vous faites partie d'un groupe que vous abandonnez un peu trop souvent, cela ne vous fait rien ?" et même "Vous disiez vouloir travailler au Japon ? Pourquoi ne pas reconsidérer la question ?". En France, on élève là voix, on s'énerve un bon coup et puis ça passe tandis que là, tout est fait dans la tendresse et le sourire. On a beau avoir un ton courtois, on persécute et on ne lâche rien. Je trouve cette façon de faire extrêmement violente, même si pour certains ils l'ont un peu cherché...

Par contre, ceux qui n'y arrivent pas mais qui essaient sincèrement bénéficient d'une aide quasi-divine de la part de ces même profs, ils sont capables de répéter 1000x la même chose avec une patience d'ange ! En gros, ils vous feront comprendre ce que vous ne comprenez pas quoiqu'il leur en coûte !
Et pour finir, assez paradoxalement, nous sommes dans une atmosphère très décontractée et nous ne sommes pas la tête plongée dans les livres, nous ne buvons pas non plus religieusement les paroles de nos profs qui nous font quand même beaucoup rire et qui nous apprennent beaucoup sur le Japon, la société et leurs expériences personnelles. J'ai beaucoup de chance d'avoir trouvé cette école.

À bientôt !